40 doctorants, du programme suédois WASP, en visite à l’IRISA : une rencontre pour favoriser les collaborations internationales

Publié le 16/10/2026

Ce 08 et 09 octobre, l’IRISA a accueilli 40 doctorant.e.s du programme suédois WASP (Wallenberg AI, Autonomous Systems and Software Program).
Au-delà d'une mise en lumière de notre laboratoire, cette visite reflète une volonté commune de favoriser les mobilités et les partenariats entre la Suède et l'IRISA.

WASP : un programme d’excellence au service de la recherche suédoise

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Rencontre scientifique avec les scientifiques suédois·es

The Wallenberg AI, Autonomous Systems and Software Program (WASP) est un programme national suédois de recherche, de formation et de recrutement scientifique.
Principalement financé par la fondation privée Knut et Alice Wallenberg, avec des contributions des universités partenaires et de l’industrie, son objectif est de positionner la Suède parmi les pays de premier plan dans les domaines de l’intelligence artificielle, des systèmes autonomes et du génie logiciel. 

Le programme soutient des projets de recherche, forme des doctorants au sein de la Graduate School, accompagne le recrutement de chercheurs et favorise les liens entre recherche académique et industrie. Il encourage les échanges avec des universités étrangères, afin de renforcer les réseaux scientifiques internationaux et créer de nouvelles opportunités de coopération.

Au programme : découverte de nos recherches en IA et en robotique, visites de plateformes expérimentales et échanges scientifiques pour favoriser l’émergence de futures collaborations.

Cette année, le programme WASP a choisi la France pour aller à la rencontre de centres de recherche et de laboratoires. Après 3 jours de visite à Paris, ils sont venus en Bretagne à la rencontre de l'IRISA. Au programme : une présentation de nos travaux en intelligence artificielle, en robotique et en génie logiciel, la découverte de deux de nos plateformes expérimentales, ainsi que des échanges avec nos scientifiques et deux acteurs de notre écosystème : B<>com et Orange.

Nos plateformes expérimentales

ROBSTAR 

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Ptoto 1 : drone à l'IRISA. Photo 2 : manipulation déplacement d'un robot

La visite de ROBSTAR a permis de présenter les activités de l’équipe de recherche RAINBOW à travers plusieurs dispositifs expérimentaux.

  • Sur le plateau de robotique de manipulation, les visiteurs ont pu observer différents équipements, dont les robots manipulateurs Franka et le robot mobile TRIAGo. Ce dernier est constitué d'une base mobile, d'un torse motorisé et de trois bras manipulateurs pouvant être équipés de mains, de pinces robotisées ou de caméras. 
  • La visite s'est poursuivie sur le plateau de robotique aérienne, avec la présentation des volières et des différents types de drones qui peuvent y évoluer. Et notamment par la démonstration d'asservissement visuel où deux drones reliés par un câble se coordonnent pour saisir un objet et le déposer dans un emplacement dédié.

Ces expérimentations témoignent de la diversité des recherches menées en robotique, qu’il s’agisse de la manipulation, du contrôle de robots aériens ou de la coopération entre plusieurs systèmes autonomes.


IMMERSIA

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Experiementation immersive à Immersia - oct. 2026

Au sein de la plateforme IMMERSIA, les doctorants ont pu expérimenter différentes formes d’immersion virtuelle et découvrir les recherches consacrées à la perception et à l’interaction dans les environnements numériques, menées par nos équipes de recherche VIRTUS, SEAMLESS et RAINBOW.

  • La première consistait en une scène reproduisant un environnement extérieur forestier réaliste, qui permet de se rendre compte de l'immersion visuelle qu'Immersia peut proposer.
  • Une seconde mettait l’accent sur les interactions physiques en milieu virtuel, grâce à des bras haptiques et à des objets virtuels permettant de ressentir des contacts, des sensations de poids et différentes interactions tactiles.
  • La délégation a également découvert un équipement récemment acquis par le laboratoire : un tapis omnidirectionnel utilisé avec un casque de réalité virtuelle. Cette technologie permet à l'utilisateur de se déplacer dans une partie de la ville de Rennes en marchant sur le tapis pour se déplacer. 

Intelligence artificielle et robotique : des échanges autour de recherches complémentaires

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image décorative

Elisa Fromont, professeure à l'Université de Rennes et responsable de l'équipe de recherche MALT,  a présenté les travaux de l’équipe qui s’intéresse à l’apprentissage automatique et aux enjeux liés à l’exploitation de données complexes et évolutives.
Trois grandes orientations ont été mises en avant :

  • Les modèles d’apprentissage automatique pour les données temporelles (séquences, séries chronologiques, vidéos), abordant les questions liées aux représentations, à la génération de ces données et aux prédictions précoces. La présentation a fait un  zoom sur une application de détection précoce de la transférabilité (ou non) d'embryons bovins élevés in vitro.
  • L’adaptation des modèles d’apprentissage automatique à l’évolution des données et des distributions de classes au fil du temps, en mettant l’accent sur l’adaptation de domaine, l’apprentissage continu et l’apprentissage séquentiel. La présentation a fait un petit zoom sur l'apprentissage continu de modèles de fondation pour la prédiction de séries temporelles. 
  • La fiabilité des modèles temporels, en mettant l’accent sur les explications, la confidentialité, l’équité, la robustesse, l’efficacité et la généralisation de ces modèles.

En écho à la visite de la plateforme Robstar, Paolo Robuffo Giordano, responsable de l’équipe RAINBOW, a présenté les recherches de son équipe dans plusieurs domaines de la robotique : notamment le contrôle actif de la forme d’objets déformables, la conception de nouveaux mécanismes, ainsi que la conception et le contrôle de manipulateurs aériens, des robots volants équipés de bras embarqués. L’équipe s’intéresse également aux architectures de contrôle partagé pour les robots manipulateurs et les équipes multi-robots, ainsi qu’à la robotique d’assistance.

Et enfin, Lisa Hanselmann a présenté le Cluster SequoIA, qui est l’un des neuf pôles d’excellence français en intelligence artificielle. Il se consacre à la sécurité et à la confiance dans et par les systèmes numériques, avec deux domaines d’application principaux : la cybersécurité et la défense, ainsi que l’observation de la Terre. Profondément ancré dans la stratégie nationale française en matière d’IA et étroitement lié à l’industrie, le pôle vise à mener des recherches à fort impact tout en contribuant à la stratégie européenne en matière d’IA grâce à son implication dans l’initiative française « AI Factories ». Il offre de nombreuses opportunités de nouer des partenariats et de collaborer à la recherche appliquée en IA et notamment pour les chercheurs en début de carrière, un programme postdoctoral avec un financement de 18 mois, lancé chaque année au début de l’année civile. 

Autre temps forts de cette rencontre : une session posters pour favoriser les échanges entre jeunes chercheurs et une visite chez b<>com, en présence d’Orange

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Photo de groupe visite b-com

Moment particulièrement apprécié, la session de posters a réuni les doctorants de l’IRISA et ceux du programme WASP. Ces échanges ont permis aux jeunes chercheurs de présenter leurs travaux, d’échanger autour de problématiques scientifiques communes et favoriser la création de premiers contacts et quelques identifications possibles de synergies entre nos différents établissements

La visite s’est achevée dans les locaux de b<>com, en présence d’Orange, avec une présentation de leurs activités de recherche et développement et de leurs écosystèmes d’innovation. 

Une ambition commune : développer les partenariats internationaux

L’accueil de cette délégation témoigne de notre volonté de renforcer nos liens avec les grandes communautés scientifiques internationales. Au-delà de la présentation de notre laboratoire et de notre écosystème, cette rencontre constitue une opportunité de créer des liens entre nos jeunes chercheurs, de favoriser la mobilité et espérons de faire naître de futurs projets de recherche communs.