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Mercredi 23 Mars, Trio de l'Ifremer, Brest |
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Written by Pierre PETERLONGO
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Trois intervenants:
- Joel Querellou
- Didier Flament
- Laure Quintric
Séminaire Symbiose exceptionnellement Mercredi, 11h salle Aurigny
Les organismes vivants
utilisent des complexes macro-moléculaires pour répondre aux
dommages causés sur l’ADN par des agents endo- ou exogènes. La
grande variété des types de lésions sur l’ADN ainsi que
l’importance biologique de les résoudre, reflète la diversité
des stratégies biochimiques de réparation de l’ADN découvertes
chez les organismes modèles. Chez les archaea hyperthermophiles,
l’étude des mécanismes de maintenance génomique en est à ses
débuts. Pourtant, l’exploration de ce champ thématique soulève
de nombreuses interrogations chez ce type d’organismes. En effet,
on les trouve souvent inféodés à des biotopes hostiles d’un
point de vue anthropomorphique, où sévissent des conditions
extrêmes de température, de pH, de pression ou de salinité,
conditions propices à l’apparition de lésions sur l’ADN. Or, le
taux de mutations spontanées, chez les hyperthermophiles, est
similaire à celui des bactéries mésophiles, ce qui suggère que
ces micro-organismes réparent l’ADN endommagé de manière «
extrêmement » efficace et sont donc susceptibles de révéler de
nouveaux aspects moléculaires de la stabilisation et de la
réparation de l’ADN.
Un zoom sur les
séquences génomiques des archaea dont le génome complet est
disponible révèle cependant deux traits singuliers :
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Comparativement aux
représentants des deux autres domaines du vivant, Bactéries et
Eucaryotes, les Archaea possèdent un répertoire très appauvri en
ADN-polymérases spécialisées dans la réparation de l’ADN.
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D’autre part,
certaines grandes voies métaboliques de la réparation de l’ADN,
par ailleurs bien conservées chez les Eucaryotes et les Bactéries,
sont absentes ou incomplètes chez les Archaea. C’est le cas de la
voie de réparation des mésappariements ainsi que celui du système
de reconnaissance des lésions de la voie de réparation par
excision de nucléotides.
Dans ce contexte, quel
pourrait être l’apport de la bio-informatique pour déterminer s’il
existe de nouvelles activités ADN polymérase, plus particulièrement
dédiées à des fonctions de réparation ? Et quels sont les
voies métaboliques ou les mécanismes moléculaires particuliers,
mis en œuvre par les archaea hyperthermophiles, pour réparer leurs
chromosomes dans ces conditions « aux limites de la vie » ?
Cette discussion sera
suivie par une présentation des activités bio-informatiques du
service informatique de l'Ifremer.
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