Recommandations sur les formats d'échange de documents
Moyens Informatiques INRIA
Version 3
Date de dernière modification: 2 décembre 1999
Ont contribué plus particulièrement à la réalisation
de ce document : Denis Buffenoir, Florence Codet, Bertrand Decouty, Mathias
Herberts, Didier Lamballais, Philippe Louarn, Laurent Mirtain, Luc Ottavj,
Laurent Pierron, Christian Rossi, Karl Tombre.
Ce document donne quelques recommandations sur la manière de
transmettre des documents lisibles par tous, sous forme
électronique via le réseau Internet. Il s'adresse aussi bien aux
utilisateurs néophites qu'aux plus avertis.
Pour toute critique, correction, suggestion, encouragement : Laurent
Mirtain ou Bertrand Decouty
Tables des matières
Introduction
Le principe de base de l'échange de documents est d'utiliser
un format de document dont on est sûr que le ou les destinataires
disposent de l'outil qui permet de le visualiser.
Il existe deux approches selon que le document est diffusé pour
consultation seulement ou pour être modifié par ses interlocuteurs.
Dans le premier cas, il suffit d'utiliser un format qui contienne le texte
-éventuellement les images- et les informations de mise en page
(police de caractère, tailles, poids...), dans le second cas il
faut utiliser un format qui permette d'accéder au « source
» du document pour pouvoir en modifier aussi bien le contenu que
la mise en forme.
Selon le cas, on optera donc pour des formats différents :
-
Pour diffuser un document, on utilisera un format dit « standard
» (dont la définition et l'usage sont du domaine public) affichable
par des logiciels généralement gratuits disponibles sur toutes
les plates-formes matérielles (PC, Unix, Mac).
-
Pour faire de l'édition coopérative, on passera de préférence
par un format non propriétaire (dont (La)TeX est un exemple, mais
il y a aussi SGML et bientôt XML ?). À défaut, et comme
une solution de repli, mettez-vous d'accord sur un format dit « propriétaire
», propre au logiciel utilisé (Word, FrameMaker...). Ces derniers
offrent généralement le choix entre plusieurs format de sauvegarde,
on se mettra d'accord avec ses interlocuteurs sur le format à adopter
:
-
soit tous disposent du même logiciel dans la même
version, dans ce cas on utilisera le format de sauvegarde par défaut
du logiciel;
-
soit tous disposent du même logiciel mais dans des versions
différentes, dans ce cas on choisira le format de la version la
plus ancienne;
-
sinon il faudra choisir un format « pivot » commun au logiciel
dont chacun dispose (RTF [Rich Text Format],
pour un document Word, ou MIF [Maker Interchange Format],
pour un document FrameMaker, par exemple).
Le but de ce document est d'essayer de présenter en détail
les procédures à suivre pour convertir tous documents dans
le format le plus adapté aux besoins.
1 Diffusion de documents pour consultation
Par consultation on entend : lecture seule du document, pas de modification
à y apporter directement. C'est le cas des documents mis à
disposition sur un site Web ou sur un site ftp public, ou envoyé
pour information à une communauté d'usagers (exemples: compte-rendus).
Ce mode ne s'applique donc pas aux documents transmis pour avis et dont
le destinataire est susceptible de le modifier puis le renvoyer à
l'expéditeur. Ce mode est décrit à la rubrique "édition
coopérative"
Pour diffuser un document, cinq formats sont envisageables : texte,
PDF, PostScript,
HTML et DVI (sans compter
SGML, XML etc.).
1.1 Texte
Dans le cas où il ne s'agit pas d'un document avec un formatage
élaboré, on peut envisager de le diffuser sous un format
texte. On utilise dans ce cas les éditeurs intégrés
dans les outils de courrier électronique ou de forum ou un éditeur
externe dédié (Emacs). Dans le cas d'un traitement de texte,
il faut, lors de la sauvegarde du document [Sauvegarder/Enregistrer sous],
sélectionner l'option de format texte.
1.1.1. Générer un document texte avec Word sous Windows
95/NT 4.0
Le format texte fait partie des formats proposés dans le menu
Fichier->Enregistrer sous.... Vous avez le choix entre Texte
seulement, Texte seulement avec sauts de ligne, Texte
avec mise en page à choisir selon votre besoin.
1.1.2. Générer un document texte avec FrameMaker
Dans le menu Fichier->Sauvegarder sous... choisir le format Texte
seulement...
1.1.3. Générer un document texte depuis un document
LaTeX
Utiliser des outils tels que detex, delatex ou l2a
qui enlèvent les commandes TeX d'un texte. La commande dvi2tty
essaie de préserver la structure (sections, sous-sections listes...
sommaire) du document dvi initial.
1.1.4. Générer un document texte
depuis un document PostScript
Sous UNIX, les commandes ps2ascii et pstotext
(qui marche aussi avec du pdf) permettent d'extraire la partie texte d'un
fichier PostScript.
1.2 PDF
Le format PDF (Portable
Document Format), développé par Adobe,
est un format de présentation de documents, plus que d'impression.
Il a pour but de faciliter le transfert de documents entre plate-formes
différentes. Sa description
est disponible gratuitement sur le web.
Le logiciel de lecture de fichiers PDF (Acrobat Reader -acroread-)
est universel (
disponibilité gratuite du lecteur d'Adobe pour quasiment toutes
les plateformes du marché) et plus facile à utiliser que
la série des GhostScript/GSview/GV. Les documents sont lisibles
à l'écran (zoom, mode plein écran, liens hypertextes,
...) ce qui évite d'imprimer systématiquement.
Avantages de PDF par rapport à PostScript :
-
format indépendant de la plateforme et de l'application créatrice
;
-
s'imprime sur toute imprimante, PostScript ou non, en utilisant
le mécanisme d'impression standard de la plateforme utilisée
;
-
format beaucoup plus compact que le même document en format PostScript
: des rapports de 1 à 10 sont fréquents, dépendants
du contenu du document et des taux de compression utilisés ;
-
technologie de substitution intelligente de fontes, liens hypertexte, table
des matières (bookmarks), possibilité d'ajout de notes
en superposition, de couper/coller avec d'autres applications...
-
documents lisibles à l'écran avec possibilité de zoom
variable
-
adaptation automatique au format de sortie avec réduction si nécessaire
(pas de problème de bac ou de format de papier non disponibles).
Si la lecture d'un fichier PDF est gratuite, en revanche sa création
nécessite soit d'acheter le produit Adobe
Acrobat, soit d'utiliser le logiciel libre GhostScript
dont les dernières versions (au 4 avril 1998, la dernière
version est la 5.10) supportent le format PDF. Le principe de création
d'un fichier PDF est de distiller un fichier PostScript.
1.2.1. Générer un document PDF à partir d'une
application Windows (95 ou NT)
Il faut procéder en deux étapes:
-
générer un fichier PostScript (voir
1.3.1)
-
le convertir en PDF (voir 1.2.3).
Cependant, il existe, pour un usage courant, une
méthode plus directe qui consiste à utiliser l'imprimante
fictive de nom PDFWriter, qui génère directement,
en une seule étape, le fichier PDF. La principale différence
entre cette solution et la précédente est que vous n'avez
pas accès à tous les paramètres de création
du fichier (compression des images en particulier). Mais pour convertir
un document simple, c'est la méthode à utiliser. PDFWriter
fait partie de la livraison d'Adobe Acrobat et s'installe automatiquement.
Adobe Acrobat inclut des macros pour
Word et Excel permettant d'insérer la commande « Create Adobe
PDF » (Créer un fichier PDF Adobe) dans leur menu Fichier.
Le choix de cette commande active le gestionnaire PDFWriter, crée
le fichier PDF, puis revient au gestionnaire d'imprimante précédemment
en service. Pour Word97, une autre macro (PDFMaker)
est disponible sur le web, permettant une création automatique de
liens et de signets (signets sur en-tetes de paragraphes, liens hypertexte
sur URL, références croisées, etc.)
1.2.2. Générer un document PDF
avec FrameMaker
Utiliser la commande "Fichier->Imprimer...".
Cliquer dans les options "Imprimer sur fichier:" et "Générer
les données Acrobat" (qui permet d'initialiser les signets
ou bookmarks), puis convertir le fichier PostScript obtenu en format
PDF suivant la méthode expliquée en 1.2.3.
La version 5.5 génère directement
du PDF (utilisation transparente du distiller).
1.2.3. Générer
un fichier PDF à partir d'un fichier PostScript
L'outil Acrobat Distiller (payant) permet
de convertir tout document PostScript au format PDF. On peut également
générer du PDF gratuitement avec Ghostscript. Sous
UNIX, la commande (fournie avec GhostScript) ps2pdf (et sa soeur
pdf2ps) permet de passer d'un format à l'autre.
1.2.4. Générer un fichier PDF
à partir d'un fichier (La)TeX
En plus de la possibilité de passer par PostScript,
on peut tester des outils qui commencent à être disponibles,
tels que tex2pdf (modification du moteur TeX) ou dvi2pdf.
Ces outils nécessitent malgré tout d'avoir un générateur
de PDF (ps2pdf ou le distiller d'Adobe)
1.3 PostScript
PostScript est un langage de description de page,
conçu par Adobe en 1985, largement utilisé dans le domaine
de la production de documents et de la typographie. C'est principalement
un langage destiné à l'impression de documents, plus
qu'à leur affichage.
S'il s'agit de diffuser un document avec un formatage
élaboré, PostScript présente les avantages suivants
:
-
format plus universel que les formats natifs des
applications (Word ou Excel par exemple) et donc chance accrue, en cas
de destinataires multiples, que tous puissent le visualiser facilement,
-
aucun risque de transmettre des macro-virus Word
ou autres.
Par contre, à l'inverse de PDF, on ne peut
pas copier le texte PostScript affiché à l'écran pour
le coller dans une autre application. On peut dans certains cas le récupérer,
mais sans aucune information de style. Voir 1.1.4.
Le principe d'indépendance de PostScript
envers le dispositif de reproduction a malheureusement volé en éclat
avec l'arrivée en masse des micro-ordinateurs et de modèles
d'imprimantes. Ainsi, sur ces plateformes, les pilotes (drivers)
d'impression génèrent souvent un fichier PostScript optimisé
pour l'imprimante utilisée, en incluant par exemple les commandes
de sélection de bacs, de papier, ou de résolution d'impression.
Ces mêmes pilotes génèrent aussi un fichier PostScript
dont le niveau (1, 2 voire maintenant 3) est adapté à l'imprimante.
Ainsi un fichier PostScript niveau 2 sera généré
si on utilise le pilote pour la série des imprimantes HP4 ou HP5,
mais il ne s'imprimera pas sur une vieille imprimante PostScript niveau
1, du type Apple LaserWriter.
Ces fichiers PostScript peuvent parfois inclure
ces commandes dans un langage n'ayant rien à voir avec PostScript.
C'est en particulier le cas pour les imprimantes Hewlett-Packard à
partir d'une plateforme Windows (utilisation de PJL [Printer
Job Language], d'origine HP). Naturellement, ces commandes
génèreront une erreur sur toute imprimante autre que HP!
Enfin, à partir de Windows, il faut savoir qu'un pilote pour
imprimante monochrôme génèrera un fichier PostScript
noir et blanc. Pour conserver la couleur, il est impératif d'utiliser
un pilote pour une imprimante couleur (Tektronix, Lexmark, QMS, etc.)
Toutes ces considérations font que la transmission d'un fichier
PostScript d'origine micro-ordinateur n'est plus du tout une solution recommandable
aujourd'hui. Si les outils d'affichage vous montreront bien le contenu
du document (ils rejettent la plupart des commandes qui ne leur sont pas
destinées), en revanche votre imprimante PostScript a de fortes
chances de refuser de les imprimer ! Si vous voulez néanmoins utiliser
ce format, installez le pilote pour une imprimante de référence,
par exemple : Apple LaserWriter (une des premières imprimantes PostScript
disponible sur le marché). Ensuite, imprimez dans un fichier en
utilisant systématiquement ce pilote.
UNIX : un shell
script est disponible pour nettoyer les fichiers PostScript
d'origine Windows. Ce script supprime les commandes susceptibles de nuire
à une bonne impression du document sur une imprimante PostScript
quelconque.
Il existe de nombreux logiciels permettant d'afficher
du PostScript et ils sont disponibles sur les plates-formes les plus courantes
: Macintosh, station Unix ou poste Windows, en particulier, les logiciels
libres Ghostscript,
GV/Ghostview (Unix) et Gsview (Windows).
Dernière recommandation: avant d'envoyer
ou de mettre à disposition sur un site Web ou ftp un fichier PostScript,
vérifiez qu'il est correct en le visualisant et/ou l'imprimant
!
1.3.1. Générer
un document PostScript sous Windows 95/NT 4.0
Il faut déclarer une imprimante locale fictive
de type « Apple LaserWriter » utilisant le port « FILE:
». Sous Word, il suffira d'imprimer le document sur cette imprimante
pour créer le fichier PostScript. Word insiste pour créer
le fichier avec l'extension « .prn », il faudra la changer
en « .ps » avant de transmettre le document. Pour éviter
que l'extension « .prn » se rajoute systématiquement,
sélectionner l'option « Tous les fichiers (*.*) » dans
« Type de fichier » et enregistrer le document en lui mettant
le suffixe « .ps », pour que le type de document, déterminé
en fonction de son suffixe, soit correct.
Sous Excel, la boîte de dialogue d'enregistrement
du fichier est différente : l'extension « .prn »
n'est pas systématique, mais il est impossible de choisir le dossier
où l'on veut enregistrer le fichier sauf en donnant le chemin complet.
S'il s'agit d'un document couleur, il est impératif
de déclarer une imprimante fictive couleur, mais le PostScript
risque alors d'inclure des directives spécifiques à ce type
d'imprimante.
Vous pouvez aussi utiliser votre imprimante habituelle
en cliquant sur la case Imprimer dans un fichier. La couleur n'est
rendue que si l'imprimante est un modèle couleur.
De plus, si une page de garde est habituellement
imprimée, vous la retrouverez dans le fichier PostScript produit
!
1.3.2. Générer un document PostScript
sous FrameMaker
Utiliser le choix "Fichier->Imprimer..." et
cliquer dans l'option "Imprimer sur fichier:". Le nom du fichier
doit contenir l'extension « .ps ».
ATTENTION : au moment de l'impression,
le fichier PostScript d'origine FrameMaker insiste pour s'imprimer sur
le même format de papier que celui qui celui utilisé
pour sa création. C'est pourquoi il est parfois difficile d'imprimer
en France les documents américains, qui utilisent le format Letter.
Le message imprimé sur le papier est le
suivant :
Can't select requested paper size for
Frame print job!
(fichiers d'origine FrameMaker version 4.x) ou
The requested paper size is not available
in any currently-installed tray
(fichiers d'origine FrameMaker version 5.x).
D'autre part, les documents en mode paysage (landscape)
s'affichent mal avec ghostview/GV (partie droite tronquée).
SOLUTION : utilisez la commande fixfm5
(shell script Unix) qui supprime du fichier le test sur la taille de papier
disponible (et peut transformer, par la même occasion, le fichier
PostScript en un fichier EPSF [Encapsulated PostScript]).
1.3.3. Générer un document PostScript
depuis LaTeX
La commande Unix "dvips -o fichier.ps fichier.dvi"
convertit un fichier TeX DVI au format PostScript .
1.4
HTML
HTML (HyperText Makup Language) est
le langage utilisé pour la diffusion de documents par les
serveurs Web. C'est un langage normalisé par le consortium W3C et qui est issu du langage SGML
(dont il est une définition de type de document), lui-même
un standard ISO (ISO 8879:1986).
Un fichier HTML est visualisable par un
logiciel de navigation Web (browser). Ces logiciels sont
nombreux, disponibles pour toutes les plates-formes et la plupart du
temps gratuits. On peut donc envisager d'utiliser HTML comme format
d'échange. Cependant évitez de l'utiliser comme format par
défaut pour le courrier électronique et les forums de
discussion. Ce choix par défaut est normalement
paramétrable depuis votre outil de messagerie
électronique. Pour le logiciel Netscape Communicator, ce
paramètre est accesible à partir du choix
"Edit->Preferences", puis
"Mail&Groups->Messages", boite "Message properties".
Le format XML (Extensible Markup Language),
développé sous contrôle du
W3C, commence à
pointer et on peut penser qu'il devienne prépondérant dans
les années à venir. Schématiquement, il consiste en
un sous-ensemble de SGML prévu pour être plus simple à
analyser.
Pour la création de documents ou pages
Web il est préférable d'utiliser un éditeur HTML spécialisé
plutôt que d'écrire du code HTML. On peut aussi composer son
document avec son traitement de texte préféré (LaTeX,
Word, FrameMaker, PowerPoint, Excel, etc...) et le convertir au format
HTML.
1.4.1. Générer un document HTML
avec Word sous Windows 95/NT 4.0
Word 97 : le format HTML fait partie des formats
proposés dans le menu "Fichier->Enregistrer sous...". Il
y a aussi l'accès direct "Fichier->Enregistrer au format
HTML...".
Word 95 : il faut installer l'assistant
Internet pour Word.
ATTENTION : le code html produit par Word est codé
windows-1252, qui est un sur-ensemble de l'ISO8859-1. En particulier,
il est susceptible d'inclure des caractères non affichables sur
toutes les plateformes. Ceci concerne notamment les caractères quote-droite
et quote-gauche (ressemblant aux accents aigu "'"
et grave "`", et utilisé, pour la quote-droite,
à la place de l'apostrophe), oe et OE collés,
qui se trouvent dans les positions 128-159 du jeu de caractères
Windows. Un exemple est donné ici (pas encore prêt). Avec
la version Sun/Solaris de Netscape Communicator (et très certainement
avec toutes les versions X-Windows de Netscape Communicator), ces caractères
apparaissent comme des "?".
Pour plus de détails sur l'internationalisation de HTML, on
lira ce
document.
L'article de Jamie Zawinski <jwz@netscape.com>
(il a depuis quitté Netscape Corp.) paru dans les news le 18
décembre 1997 explique très bien le problème en
comparant les jeux de caractères Latin-1 (utilisé sur les
plateformes Unix), CP-1252 (Windows) et MacRoman
(Macintosh).
Un script shell Unix (win2iso) permet de
remplacer certains de ces caractères par une approximation
lisible partout.
Une façon de ne pas produire de tels caractères est d'invalider
le remplacement automatique des guillemets " par des guillemets «
». Ceci se fait de la manière suivante, testée
avec Word97/PC :
-
menu "Outils->Correction automatique"
-
onglet "Lors de la frappe" et "Mise en forme automatique",
rubrique "Remplacer", désactivez la case "Guillemets
" par des guillemets « » "
1.4.2. Générer un document HTML
avec FrameMaker.
Passer par un convertisseur extérieur (fm2html, fm2web) ou
par celui intégré
à FrameMaker à partir de la version 5.5 (Menu "Fichier->Sauvegarder
sous...").
1.4.3. Générer un document HTML
depuis un fichier LaTeX
Utiliser un convertisseur LaTeX vers HTML
(
latex2html).
Il existe aussi Hyperlatex, un autre package de conversion de LaTeX
vers HTML. Dans l'autre sens il y a Html2latex.
1.5 DVI
Un fichier DVI (DeVice-Independent) est le résultat
de la compilation d'un fichier TeX. C'est un format intermédiaire
destiné à être transformé par un programme pilote
DVI en un fichier affichable à l'écran (de type PostScript
ou PDF) ou envoyé à une imprimante. Le programme X-Windows
xdvi permet cependant d'afficher directement un fichier DVI à
l'écran.
Pour visualiser un fichier DVI, il est indispensable
d'avoir une installation du progiciel TeX/LaTeX, ce qui n'est pas quelque
chose de trivial.
2 Travail à
plusieurs sur un même document
La recommandation, dans ce cas, est que l'ensemble
des intervenants travaillent en utilisant le même format de document.
2.1 Édition coopérative avec Word
Au fur et à mesure des nouvelles versions,
le format des documents produits par Word a évolué. C'est
le cas de la dernière version de Word (Word97), qui utilise un format
différent des versions précédentes (Word 6.0/95).
À noter que Word97 n'est pas (encore) disponible
pour Macintosh, et que la dernière version de Word (incluse dans
Office 4.2.1 pour Macintosh) est la 6.0.1. Office98 pour Macintosh
vient cependant d'être annoncée.
Il est donc recommandé de s'enquérir
de quelle version de Word disposent vos interlocuteurs.
Word97 intègre un convertisseur permettant
de sauvegarder un document dans le format Word 6.0/95. Il est appelé
automatiquement lorsque vous utilisez le menu "Fichier->Enregistrer
sous..." et que vous spécifiez comme "Type de fichier :
Word 6.0/95". C'est d'ailleurs ce que vous conseille de
faire l'assistant de Word97.
Cependant, la conversion n'est pas sans conséquences
: (extrait de l'aide de Word 97)
« Les listes hiérarchisées
et la numérotation automatique des titres sont converties en texte
ordinaire mais conservent leur aspect. »
Ce qui signifie concrètement que l'on perd
la fonction de numérotation, donc on ne peut pas travailler de manière
transparente sur un même document avec les deux versions d'Office
différentes.
ATTENTION : ce problème n'est pas
visuellement décelable, il faut se positionner sur une numérotation
et se déplacer caractère par caractère. (NDLR : La
difficulté de faire de l'édition coopérative avec
Word montre bien que ce n'est pas l'outil universel qu'on a tendance à
croire).
Une documentation plus complète sur la
conversion Word 97 vers Word 6.0/95 est disponible
ici, La dernière version de ce convertisseur est disponible
dans ce
document. D'autres convertisseurs sont accessibles à
partir de cette page.
2.2 Édition coopérative
avec FrameMaker
La seule contrainte est au niveau des versions :
il n'y a pas de compatibilité descendante. Dans ce cas, il faut
utiliser le format MIF (Maker Interchange Format).
Certaines fonctionalités de la version 5 sont bien évidemment
perdues à l'ouverture dans la version 4.
-
FrameMaker 4.x vers FrameMaker 5.x : pas de problème (lecture
directe),
-
FrameMaker 5.x vers FrameMaker 4.x : utiliser le format MIF, menu
"Fichier->Sauvegarder sous..." .
2.3 Édition coopérative avec LaTeX
Il n'y a aucune difficulté de fond pour travailler
ensemble en LaTeX. C'est d'ailleurs un des très grands avantages
de la famille TeX. Certains points à noter toutefois :
-
Certains sites ont encore des installations obsolètes
de LaTeX (version 2.09 en particulier). De plus, beaucoup de collègues,
bien que bénéficiant d'installations à jour, ont encore
l'habitude de rédiger suivant les conventions LaTeX 2.09. Si cela
ne pose aucun problème important, LaTeX 2e étant capable
de travailler en mode compatibilité, on a intérêt dans
toute la mesure du possible de tirer profit des dernières fonctionnalités.
La principale (et souvent seule) modification à apporter à
un document pour passer de LaTeX 2.09 à LaTeX 2e est de remplacer
la ligne \documentstyle par une ligne \documentclass et une
ou plusieurs lignes \usepackage
-
Si vous (ou vos correspondants) utilisez des packages
spécifiques, il se peut que vous soyez obligé de leur en
envoyer une copie -- ou de les inciter à télécharger
ces packages sur l'un des sites CTAN (dont ftp.loria.fr
ou mieux http://www.loria.fr/tex)
-
Si vous avez besoin de figures (habituellement PostScript)
il vous faudra bien entendu les communiquer à l'ensemble des auteurs.
Voir section 4.
2.4 Conversions de formats
Dans le cas où le correspondant ne dispose
pas du même traitement de texte, il est encore possible de sauvegarder
le document dans un format pivot, commun aux deux (ou plus) logiciels.
Par exemple SGML, bientôt XML (?), RTF (Rich Text Format)
ou MIF (Maker Interchange Format). Ces formats conservent les informations
relatives au texte, aux graphiques et à leur mise en page avec un
minimum de dégradations (on perd généralement les
parties concernant les fonctions avancées du logiciel).
Il se peut également que votre traitement
de texte puisse importer des documents issus d'un autre logiciel, mais
bien souvent il s'agit des formats d'anciennes versions ou bien il permet
juste d'inclure le fichier mais vous ne pouvez pas modifier le texte. Enfin,
il existe parfois des convertisseurs d'un format vers un autre. Ceux qui
vous seront les plus utiles :
-
Convertisseur Word97 pour Word 6.0/95.
-
Convertisseur LaTeX en FrameMaker : le package la2mml
(LaTeX to FrameMaker MML Translator) qui peut être intégré
à FrameMaker permet d'ouvrir sous Frame un fichier TeX.
-
Conversion FrameMaker en RTF.
-
Des outils (La)Tex -> RTF : tex2rtf, latex2rtf, tex2word
-
Des outils RTF -> (La)TeX : RTFLATEX, rtf2TeX, rtf2LaTeX,
w2latex...
-
Conversion DVI -> PostScript : dvips
3 Pour résumer
L'application de ces quelques principes par vous-même
et par vos interlocuteurs devrait éviter tout problème pour
transmettre et visualiser un document.
Montrez l'exemple, mais n'hésitez pas non
plus à réclamer de la part de vos correspondants le respect
de ces mêmes règles.
Pour résumer :
-
Utiliser les formats PDF ou html
ou texte pour diffuser un document final.
-
Utiliser un format compatible avec les logiciels
et les version dont disposent vos correspondant pour travailler sur un
même document.
-
Comme me le conseillent les spécialistes LaTeX
: utiliser dans toute la mesure du possible (La)TeX
Pour plus d'information sur les outils mentionnés
dans ce document et leur disponibilité, veuillez vous mettre en
rapport avec les moyens informatiques de votre centre.
4 Comment transmettre un document ?
4.1 Par le mail ou les news
La messagerie sur Internet ne permet de transporter
de manière fiable que du texte codé au format ASCII, pour
la rendre très interopérable. Le protocole MIME (MultiPurpose
Internet Mail Extension) a été introduit
pour dépasser ces limites du codage et faciliter l'attachement de
documents de formats divers à des messages électroniques.
MIME est un standard multi-plateforme qui règle
les problèmes d'échange entre platesformes hétérogènes.
Son rôle est de décrire pour chaque partie du message la nature
des données transportées (texte, images, son, vidéo,
application...), le format de ces données (gif, mpeg, html,
postscript, PDF....) et le type de codage qui a été
utilisé pour transformer le format initial en un format «
transportable » par la messagerie (base64, uuencode...).
La plupart du temps, les logiciels utilisent l'extension
du nom du fichier pour déterminer la nature des données (champ
« application/type » de MIME) et, à chaque
type (« application/postscript » pour PostScript,
« image/gif » pour une image gif, « application/msword
» pour un document Word, ...), associent une méthode correspondante
(un programme) pour visualiser les données.
De plus en plus d'outils de messagerie utilisent
MIME (Eudora, NetscapeMail, elm, Emacs-vm...) soit par défaut, soit
en le précisant lors de la configuration (Eudora). Mais il arrive
encore trop souvent que certains ne l'utilisent pas.
Quelques principes à respecter :
-
Pour les messages de type texte (notamment les textes
accentués), utiliser le mode d'encodage 8bit plutôt
que le mode Quoted-Printable de MIME. Cela permettra à vos
interlocuteurs, ne disposant pas d'une messagerie MIME de déchiffrer
tout de même les caractères diacritiques.
-
Pour tous les autres cas, utiliser l'encodage MIME
base64 et jetez binhex (Macintosh) aux orties. Attention, sur Mac,
l'encodage MIME est appelé « AppleDouble ».
-
Si vous recevez un message contenant un document
en attachement que vous n'arrivez pas à décoder, vérifiez
qu'il est au format MIME, sinon demandez à votre interlocuteur de
recommencer.
Ceci concerne surtout, les utilisateurs de Eudora
sur Mac qui, par défaut, utilise l'encodage propriétaire
binhex.
4.2 Par des pointeurs
Chaque fois que possible stockez vos documents dans
un espace accessible par les destinataires et par eux seuls (serveurs web,
afs, ftp) et transmettez des pointeurs (URL...) plutôt que des documents
eux-mêmes. N'oubliez de mettre les bons droits d'accès aux
documents !
4.2.1. Par le Web
Le Web permet de rendre accessible de manière
simple des documents HTML, PostScript ou PDF. Les navigateurs Web (Netscape
et autres) savent reconnaître ces formats et d'autres encore et appeler
l'application, si elle est installée, qui permet de les visualiser
(soit sous la forme de l'appel à un programme extérieur soit
en appelant un programme intégré appelé plug-in).
4.2.2. Par ftp
Vous pouvez prendre contact avec l'administrateur
ftp de votre site pour qu'il vous attribue un espace de distribution sur
le serveur ftp anonyme de votre site. Il sera alors accessible à
tout le monde.
Il est possible de faire des accès authentifiés
sur les serveurs ftp distants, alors l'ensemble des destinataires devra
être enregistré sur le serveur, cette procédure n'est
pas généralisable à l'ensemble des utilisateurs de
tous les sites.
Plutôt que de déposer le document
sur votre serveur vous pouvez le déposer sur le serveur de votre
correspondant sans y être enregistré, en effet, les sites
INRIA ont mis en place sur leurs serveurs ftp des espaces cachés
accessibles en écriture en ftp anonyme.
5 Références
Les références au site www-interne.irisa.fr
sont d'un accès restreint à la communauté Inria.
-
Production de documents à l'IRISA
-
http://www-interne.irisa.fr/atelier/logiciel/proddoc.html
-
(La)TeX Navigator - le monde (La)TeX et tous les
outils associés
-
http://www.loria.fr/tex/
-
FrameMaker
-
http://www-interne.irisa.fr/info/FrameMaker/Welcome.html
-
Word
-
http://www-interne.irisa.fr/info/word/
-
HTML
-
http://www.w3.org/MarkUp/
-
http://www.imag.fr/Multimedia/miroirs/manuelhtml/manuelhtml.html
-
SGML
-
http://www-tei.uic.edu/orgs/tei/sgml/teip3sg/index.html
-
XML
-
http://www.w3.org/XML/
-
Adobe Acrobat - PDF
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http://www.adobe.fr/products/acrobat
(en français)
-
RTF
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http://www.primate.wisc.edu/software/RTF/
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Convertisseurs (La)TeX
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http://www.kfa-juelich.de/isr/1/texcnven.html
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Convertisseurs HTML
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http://www.w3.org/Tools/Word_proc_filters.html
-
Le courrier MIME
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http://www-rocq.inria.fr/sir/Mail/mime.html
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World Wide Web Consortium (W3C)
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http://www.w3.org/